enfants du paradis     Les Flibustiers de l'imaginaire sont les membres déjantés d'une troupe de théâtre d'impro du même nom, qui joue principalement dans la région parisienne, mais se déplace aussi dans différents festivals (dont Avignon en 2010 et 2011).

 

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        Le principe est assez simple : quatre ou cinq flibustiers et un Gouverneur occupent la scène, accompagnés d'un musicien et de son piano. Chacun d'entre eux porte par ailleurs un surnom particulier. Cet après-midi-là se trouvaient présents Barbe Bach (le pianiste, bien sûr), Barbe Bulle, Barbe Iturik, Barbe Q, et Barbe Auteur. 

       Au signal du Gouverneur, l'un d'entre eux s'élance à l'abordage du public, au cri d' "Un mot ou la vie !' et remonte sur scène, riche d'un mot arraché à un spectateur. C'est à partir de ce mot que s'organise le spectacle. Nous eûmes droit à « cavatine », « rutabaga » ou encore « baccalauréat ».

       Chaque acteur propose alors un avant-goût improvisé de ce qu'il compte développer à partir de ce mot, et le spectateur qui a donné le terme choisit l'impro la plus à son goût. Les seuls accessoires autorisés sont : la chaise sur laquelle chaque flibustier est assis, et un foulard rouge. L'acteur sélectionné reprend la scène engagée, les autres se mêlant progressivement à l'action jusqu'à la chute décrétée par le Gouverneur. Le pianiste accompagne, en impro lui aussi, les actions et dialogues qui se déroulent sur scène.

       S'ajoutent progressivement différentes contraintes, qui changent manifestement au gré des spectacles. Ce jour-là, il s'agissait d'adopter le genre de la comédie musicale, en chantant et dansant la saynète, puis de faire un pastiche, au choix parmi plusieurs écrivains - Gustave Flaubert, Agatha Christie, Isaac Asimov... Celui de Flaubert, réalisé par Barbe Auteur, fut particulièrement réussi ! Enfin un spectateur se voit interrogé sur certains aspects de sa vie ou de sa personnalité, avant que les acteurs ne jouent sur scène des éléments de cette vie qu'ils imaginent.

      Toutes les scènes ne se valent pas, bien sûr, mais la majorité des impros sont assez bluffantes, poétiques, amusantes ou joliment tournées, à plus forte raison quand les mots sont inconnus des acteurs, comme c'était le cas de "cavatine", ou, ci-dessous, de "deutérose" :

 

 

 

S'ils passent vers chez vous, n'hésitez pas !