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  Le temps manque cruellement. Trop de choses à voir, à lire, à entendre, à approfondir, à apprendre tout court. Prenez cette semaine, par exemple, prises de notes fructueuses et bien remplies. Petite recension. 

 

 

  Tout d'abord, la sortie récente de cet essai de Béatrice Joyeux-Prunel portant sur les avant-gardes artistiques. Il s'agit d'une somme de plus de 900 pages, inutile de dire qu'entre les copies et les diverses réunions, je n'ai pour l'instant eu le temps de lire que l'introduction, qui annonce de belles heures de lecture.

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  La perspective adoptée mêle différentes approches, très bien présentées sur le site de l'éditeur : "Une histoire globale des avant-gardes picturales se doit d’expliquer pourquoi celles-ci apparurent en certains endroits et pas en d’autres, comment elles circulaient entre les pays et les capitales, ce qui les portait et si elles rompaient réellement avec leur temps, sachant que la plupart finirent par connaître une véritable canonisation. 
  Les avant-gardes lièrent leur sort au développement des journaux et des revues, c’est-à-dire à celui des techniques d’impression et de reproduction en série. Elles profitèrent également d’un vaste mouvement de circulation des idées, des hommes et des objets avec le développement des réseaux ferrés et des transports maritimes. 
  Dans le même temps se forgeaient les identités nationales, férues de tradition et de préservation des cultures. L’approche géopolitique met au jour ce processus par lequel les plasticiens novateurs recoururent à la référence étrangère pour s’opposer aux institutions nationales, travaillèrent à internationaliser leurs réputations pour mieux s’imposer contre le refus de l’innovation porté par le nationalisme, ou, au contraire, se laisser récupérer par des partis nationalistes et révolutionnaires. 
  Mais à côté des stratégies, réseaux et marchés, place est faite à l’analyse du contexte culturel et moral, économique et politique, matériel et social, affectif et spirituel des artistes des avant-gardes à partir de 1848. Jusqu’à la rupture de 1920, quand ces avant-gardes deviennent politiques, plaçant l’avenir de l’art dans celui de la Révolution."

 

  Dans le même temps, Arte a justement diffusé un documentaire intéressant sur Dada, que l'on peut revoir ici :

Viva Dada

 

  Enfin, et sans vraiment quitter la question de l'esthétique, il faut noter aussi la première publication en français de l'autobiographie de Noureev, qui n'avait jamais été traduite jusqu'ici (passons sur la couverture, on ne peut plus racoleuse selon moi).

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    Quand je vous disais que le temps manque ! (et puis j'attends avec une impatience mêlée de méfiance la sortie du prochain opus d'Harry Potter, aussi...)

    Et vous, quelles sont vos découvertes du moment ?